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durable-et-responsable - Page 6

  • Le Tourisme Responsable - suite

    Cette urbanisation, souvent mal contrôlée, renchérit sur le prix du foncier et « chasse » les populations locales vers les bords de la ville où les tarifs sont plus abordables. Elle est aussi à l’origine d’un accroissement des inégalités au profit des territoires dignes d’intérêts touristiques et au détriment des autres.

    Par ailleurs, le tourisme de masse est créateur d’emplois souvent saisonniers, peu qualifiés et sous-payés. Surtout, l’attractivité du secteur touristique pour les travailleurs entraîne l’abandon de certaines activités traditionnelles moins rémunératrices mais qui appartiennent au patrimoine culturel de la région.

    Le tourisme de masse peut aussi générer d’autres effets pervers comme le travail des enfants dont la main d’œuvre bon marché est appréciée, sans parler de l’augmentation de la prostitution (tourisme sexuel).

    Enfin, le tourisme de masse est accusé de générer des ressources financières accaparées par les opérateurs touristiques et les intermédiaires souvent occidentaux. Ainsi, les populations locales ne profitent que très insuffisamment des revenus du tourisme alors même qu’elles sont victimes de nombreux sacrifices : augmentation du prix de l’eau et du foncier, dégradation de l’environnement naturel et culturel… Et quand bien même une part des bénéfices est reversée aux régions d’accueil, ces ressources sont souvent captées par une petite minorité corrompue.

    L’émergence d’alternatives pas toujours très lisibles pour Mr Tout le Monde

    Devant les excès et les dérives du tourisme fordiste (produits touristiques standardisés et volumes importants), beaucoup d’initiatives ont été lancées depuis le début des années 2000. Jean Marc Mignon, délégué général de l’Union Nationale des Associations de Tourisme (UNAT), définit cette offre alternative comme une autre forme de tourisme dont « les retombées économiques profitent aux locaux plutôt qu’aux intermédiaires ».

    Concrètement, la dernière décennie a vu fleurir une terminologie abondante dont les concepts qui se chevauchent brouillent les cartes : tourisme durable, équitable, solidaire, responsable, éthique, participatif, écotourisme, j’en passe et des meilleurs… Impossible pour le consommateur lambda de s’y retrouver dans cette nébuleuse de bonnes intentions.

  • 4 façons d'utiliser le sac plastique

    sac.JPG1. Pour jardiner sans achever son pantalon, on noue un sac-poubelle autour de chacun de ses genoux et on se met à quatre pattes sans souci pour planter ses tomates.

    2. Par temps pluvieux, on en garde un dans son sac à main pour y ranger son parapluie détrempé quand on entre dans un magasin ou dans le bus.

    3. On y emballe le bout de son pinceau quand on est en train de vernir les meubles de jardin ou de repeindre un mur et qu’il faut aller chercher Fille cadette à l’école. Il restera humide plusieurs heures et on pourra reprendre son œuvre pile là où on l’avait laissée.

    4. Comme gant à usage unique, on y glisse la main, on ramasse les crottes de Médor ou tout autre truc douteux et, hop, on retourne le sac et le tour est joué, il n’y a plus qu’à jeter le tout!

  • Le Tourisme Responsable : définition, réussites et échecs d’un outil de développement

    Le tourisme est devenu un produit de consommation de masse standardisé, le voyageur profite du même confort que chez lui, en mieux et le soleil en plus.

    Depuis les années 1980, le tourisme n’a cessé de s’intensifier. Avec 1 milliard de voyageurs tous les ans, 10% du PIB et 8% de l’emploi mondial, il représente aujourd’hui la première industrie du globe, devant le pétrole et l’automobile. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) prévoit une croissance de 4% du marché chaque année au cours de la prochaine décennie. En 2020, 1,6 milliards de touristes voyageront à travers le monde.

    Le tourisme de masse n’est pas sans impact sur les régions visitées

    M. Bernard est loin d’être un cas isolé. Son impact n’est pas négligeable quand il est multiplié par un grand nombre de voyageurs.

    D’un point de vue environnemental, en effet…

    Le tourisme de masse entraîne une consommation excessive des ressources naturelles, à commencer par l’eau douce, dans des régions parfois déjà en stress hydrique avant l’arrivée massive de touristes. L’eau prélevée pour alimenter les piscines ou pour arroser les golfs n’est pas utilisée pour l’irrigation des cultures ou pour la consommation quotidienne de la population locale, qui voit le prix de l’or bleu fortement augmenter.

    De même, un nombre important de touristes génère une plus grande quantité de déchets et de pollution en tout genre dans des régions parfois dépourvues d’équipements spécialisés (d’autant plus dans les pays du Sud).

    Les milieux riches en biodiversité ou les sites exceptionnels du patrimoine, qui attirent les touristes, sont aussi les plus fragiles. La surfréquentation de ces sites participe à leur dégradation. La grande barrière de corail est par exemple sur le point de disparaître et le Machu Picchu fait l’objet de rénovations permanentes pour retarder son délabrement.

    D’un point de vue social également…

    Le tourisme de masse, et ses besoins en routes, hôtels et infrastructures de tout type, sont souvent à l’origine d’une urbanisation galopante favorisant l’exode rural. Cela entraîne l’abandon de certaines régions du pays, moins attractives touristiquement et dénuées d’atout, mais qui demeurent inexploitées.

  • Faire la lessive sans se brouiller avec la nature

    La lessive

    La solution préférée des écolos, ce sont les noix de lavage. Riches en saponine, une lessive 100% naturelle, elles se compostent après 3 passages en machine. Pour améliorer leur efficacité et économiser l’eau, vous pouvez leur adjoindre des balles qui vont battre le linge – 2 ou 3 balles de tennis peuvent faire l’affaire. Pas 100% prête à aller jusque-là? Choisissez une poudre ou un liquide écologique. Et dans tous les cas, fuyez les perborates, les formaldéhydes, les éthers de glycol et les enzymes génétiquement modifiés.

    La quantité de produit

    Vous pouvez légèrement diminuer la dose indiquée sur l’emballage. Si votre linge est taché (herbe, cols de chemise pas nets, etc.), au lieu de mettre plus de détergent, traitez les salissures avant lavage: savon au fiel de bœuf, de Marseille ou détachant écologique feront l’affaire. Humidifiez, frottez et, au besoin, laissez tremper.

    La température

    L’activité enzymatique est à son maximum autour des 40°, autrement dit, c’est à basse température que les taches organiques s’en iront le mieux. Notez aussi qu’un cycle à 30° ou 40° consomme 3 fois moins d’énergie qu’un cycle à 90°.

  • la lessive écologique

    L’adoucissant

    Commencez par tester la dureté de votre eau. Si elle est douce, pas besoin d’adoucissant. Sinon, vous avez trois solutions:

    • Utilisez un adoucissant vert (marques Ecover ou Held).

    • Ajoutez un verre à moutarde de vinaigre blanc dans le tambour. Un seul bémol: son odeur, qui disparaît après séchage. Pour l’améliorer, ajoutez 2 gouttes d’huile essentielle d’orange, de lavande, ou de citron, qui parfumeront votre linge.

    • Investissez dans des aimants anticalcaires. En prime, ils battront votre linge presque aussi bien que les lavandières de jadis! (Ecolinge, sur www.biodelice.ch – ce modèle peut carrément remplacer votre produit à lessive.)

    Le lave-linge

    Choisissez un modèle pas trop gourmand en énergie – comparez-les sur www.topten.ch – et avec une touche «éco». Remplissez bien le tambour, le faire tourner à moitié vide utilise autant d’eau et d’électricité que s’il était plein.

    Comment détartrer mon lave-linge ?

    Faites tourner un cycle à vide à plus de 60° avec un litre de vinaigre d’alcool que vous versez directement dans le tambour.

  • Une expédition contre la pollution plastique des océans

    Le «MOD70 Race for Water», trimaran ultra performant est parti de Bordeaux le 15 mars dernier pour une course contre la montre, celle de la lutte contre les amas de déchets plastiques qui s'accumulent dans les océans.

    La Race for Water Odyssey est une expédition de 300 jours à la découverte des pollutions plastiques aux 4 coins du globe. L'objectif de cette "course" est de prélever des échantillons pour analyser cette pollution mais aussi de sensibiliser les populations sur ces dangers encore trop peu médiatisés.

    Le trimaran fera escale dans les îles à proximité des gyres (ou vortex), immenses tourbillons formés par les courants marins qui concentrent les déchets et les particules de plastique en suspension pour créer des « plastisphères » de la taille de pays entiers ! Cinq gyres sont identifiés aujourd’hui mais seul celui du Pacifique nord est véritablement étudié. L’expédition permettra pour la première fois, de récolter et d’analyser des données systématiques et comparables sur l’ensemble des 5 vortex de la planète.

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    Tout au long du parcours, l’équipage rencontrera scientifiques et experts pour échanger et sensibiliser les populations locales. L’objectif du tour  du monde est également de braquer les projecteurs pour alerter industriels, législateurs et grand public aux enjeux de la préservation des océans. Conférences (la première au siège de l’ONU à New York), activités pédagogiques et workshops dans les escales (New York, Hawaii, Valparaiso, Tokyo, Shanghai, Le Cap et Rio de Janeiro…) ponctueront le tour du monde. L’expédition travaille activement à fédérer une communauté de « Water Guardians », composée de personnalités œuvrant activement pour la cause.

    La Maison écocitoyenne s'engage dans l'expédition en devenant le relais de la navigation: vous pourrez y suivre le parcours grâce à un point d'information mis en place dès les amarres larguées. Des rendez-vous avec l'équipe du bateau sont également prévus afin de faire le point sur l'avancée du bateau, les premières analyses, les rencontres...