Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

durable-et-responsable

  • Critères du label écologique européen pour le linge de lit et les t-shirts

     

    CRITERES ECOLOGIQUES du label européen

    ecolabel.JPGPour les matières premières

    • Le coton ne peut contenir aucun résidu des substances pesticides définies. Les contrôles prévus diffèrent selon qu'il s'agit de coton biologique ou non.
    • L'émission de composés organiques volatils générée par la fabrication du polyester est limitée.
    • Les fibres polyester ne peuvent pas contenir plus de résidus d'antimoine que fixé.
    • Le pentachlorophénol et ses composés ne peuvent pas entrer dans le cycle de vie du produit avant son utilisation. 

    Pour le tissage

    • La colle doit être recyclée ou facilement biodégradable. L'élasthanne ne peut pas contenir plus d'une certaine teneur en zinc. Les fibres cellulosiques artificielles (viscose, lyocell, acétate, cupro et triacétate) ne peuvent pas contenir plus de résidus d'AOX que fixé.

    Concernant les traitements

    • Certains détergents, assouplisseurs, agents complexants sont interdits: APEO, DTDMAC, DSDMAC, DHTDMAC, NTA, EDTA.
    • Les effluents chlorés du traitement de blanchiment sont limités; les limites autorisées sont supérieures pour les tissus fragiles. Les sels de métaux lourds (excepté le fer) ou l'aldéhyde formique sont interdits pour la décoloration ou la dépigmentation.
    • En ce qui concerne les teintures: les colorants et les pigments autorisés sont ceux dont les teneurs en impuretés métalliques ne dépassent pas les valeurs fixées. Certains colorants et pigments à complexes métallifères sont interdits: c'est le cas pour ceux à base de cadmium, arsenic, chrome, mercure, nickel, plomb, antimoine, étain et zinc. La teneur en cuivre est limitée. Les colorants qui sont des substances cancérigènes ou qui peuvent donner naissance à des substances cancérigènes sont interdits. Les véhiculeurs contenant du chlore ou d'autres halogènes sont interdits.
    • Pour l'impression, aucun produit chimique ou pâte d'impression renfermant plus de 5% de COV (Composé Organique Volatile) ne peut être utilisé de même qu'aucun COV additionnel.
    • Lors du finissage, la teneur en formaldéhyde de l'étoffe ne peut pas dépasser 30 ppm (part par million) dans les articles pour bébés, 75 ppm pour destinés à être portés à même la peau et 300 ppm pour tous les autres produits.

    Eaux résiduaires

    • Les eaux résultant du traitement humide doivent être traitées sur les lieux de production ou dans une installation d'épuration. Si le traitement se fait sur le lieu de production, les valeurs suivantes doivent être respectées pour les rejets dans les eaux de surface: pH entre 6,5 et 9 et température inférieure à 40° C.
    • la DCO (Demande Chimique en Oxygène) maximale des rejets d'eau résiduaires doit être inférieure à 25g/kg de textile et inférieure à 60g/kg de laine de suint.

    plus de détails : https://fr.wikipedia.org/wiki/Écolabel_européen

     

  • Rendements des biocarburants

    Rendement thermodynamique

    A quel effort faudra-t-il consentir pour obtenir une "unité d'énergie" d'un carburant d'origine agricole ?

    biocarburant.JPGEn d'autre termes quel sera le bilan énergétique final, qui est la soustraction de l'énergie injectée dans le processus de fabrication de l'énergie obtenue en fin de course ?

    C'est cette soustraction qui nous dira si un procédé est plus ou mois efficace qu'un autre, et mérite ou non d'être privilégié.

    Impact environnemental

    Quel est le coût environnemental de chaque procédé ?

    Occasionne-t-il des pollutions, des dégradations de l'environnement, porte-t-il atteinte à la biodiversité ou la favorise-t-il... ?

    Nous ne devons plus raisonner en termes financiers bruts, nous devons intégrer les coûts externes des agrocarburants pour les évaluer parce-que leur mise en oeuvre répond à un souci de préserver l'environnement, d'abord et avant tout, et non d'utiliser ce prétexte à des fins d'enrichissement.

    Cela étant il n'est pas concevable de promouvoir des agrocarburants qui n'auraient pas leur place sur le marché du fait de leur coût excessif.

    Impact social

    A qualité égale sur les deux premiers critères il sera toujours plus bénéfique à la société de privilégier la solution qui sera le mieux acceptée socialement, et l'un des critères de cette acceptation peut être liée au volume d'emplois générés par la solution retenue.

    Or certaines voies, celle des huiles végétales pures par exemple dont le gouvernement français freine énergiquement le développement, présente de nombreux avantages selon ces 3 critères principaux par rapport aux filières qu'il entend privilégier...

     

  • Le label écologique européen pour le linge de lit et les t-shirts

     

    Le label écologique européen est décerné aux produits de consommation qui répondent aux critères écologiques fixés pour leur catégorie par la Commission Européenne. Il vise à promouvoir les produits plus respectueux de l'environnement et à mieux informer les consommateurs.

    • Le système européen d'attribution, mis en place depuis 1992, s'organise à 2 échelons: au niveau de la Commission européenne, les décisions portent sur les catégories de produits et la fixation de critères.

    • Au niveau national, chaque organisme compétent est chargé d'examiner les demandes de labellisation des producteurs en évaluant la conformité de leurs produits aux critères.
      Voir fiche n°6: "Le label écologique européen".

    Le produit "écolabellisé" se reconnaît à son logo: une petite fleur bleue et verte dont les douze pétales sont des étoiles. En 1996, des critères ont été définis pour attribuer un label écologique à deux produits textiles: T-shirts et linge de lit (décision 1999/178/CE modifiée par la décision 2001/831/CE).

    CATEGORIE DE PRODUITS

    Ce label concerne:

    • les draps, les taies d'oreiller, les tours de lit et les housses de couettes lavables;

    • les T-shirts, composés de coton pur ou d'un mélange de coton et de polyester.

    Les T-shirts peuvent être brodés ou imprimés (à l'exception des impressions par plastisol). Le linge de lit peut comporter des sytèmes de fermeture. Pour obtenir l'écolabel, les produits doivent répondre aux critères définis ci-dessous.

     

  • Agrocarburants, biocarburants...

    Carburants produits par l'agriculture ou carburants d'origine biologique ?

    Mais pétrole, gaz, lignites, bitumes... toutes nos ressources énergétiques fossiles sont d'origine biologique : il serait probablement préférable d'utiliser le terme "agrocarburants" pour désigner ces carburants que nous fournira l'agriculture.

    Des carburants qui ne couvriront jamais l'ensemble de nos besoins, si toutefois ces besoins demeurent au niveau très élevé que nous connaissons, car la surface cultivable en espèces dédiées à ce type de production sont aussi limitées qu'inextensibles à l'infini.

    Et l'on distingue mal ce qui pourrait poser des limites à nos "besoins" : nous sommes capables d'en créer chaque jour de nouveaux, et se posera un jour une question capitale, qui sera de définir ce qu'est réellement un "besoin".

    biocarburant.JPGOn pourrait amorcer cette définition en avançant qu'un "besoin" serait ce qui conditionnerait notre survie, le reste pouvant être rangé dans la case "superflu".

    Mais cela se complique si l'on considère que toute personne qui obtient une rémunération en fabriquant un produit d'une utilité nulle ou marginale (du point de vue du nécessaire vital) mais qui a trouvé son marché, et donc se vend et procure des revenus, trouve dans cette fabrication une solution pour assurer ses propres besoins vitaux.

    Ainsi même si le produit n'a aucune utilité vitale pour le client, il en a une incontestable pour celui qui le fabrique, à moins que ce dernier puisse accéder à une source correcte, équivalente, de revenu sans fabriquer cet élément de superflu.

    En conséquence si nous voulons réellement diminuer les impacts de nos sociétés sur la planète (surexploitation, modifications du climat, pollutions...) il nous faudra recadrer quelques notions, quelques concepts, et modifier bien des modes de fonctionnements de nos sociétés, ce qui peut donner lieu à des réflexions ardues...

     

  • Biomasse partout, pour tous ?

    Ce principe d'utiliser une énergie d'origine agricole qui n'endommagerait pas l'atmosphère et la planète est séduisant : on rèverait de pouvoir le généraliser à l'ensemble de nos besoins en énergie.

    Mais tous les calculs le montrent : il faudrait que nous soyons vraiment plus qu'économes et que nous réduisions terriblement nos besoins pour que l'agriculture parvienne à les couvrir intégralement.

    L'énergie tirée de la biomasse ne pourra donc être que l'un des volets de la substitution qui devra être faite entre énergies fossiles et énergies renouvelables, et nous devrons veiller à ce qu'une compétition ne s'instaure pas entre les cultures vivrières et les cultures à vocation énergétique : il faut en examiner l'hypothèse.

    Ainsi l'on peut imaginer qu'il deviendrait un jour beaucoup plus rentable de produire de l'énergie que certains aliments : le fonctionnement non contrôlé du marché à l'oeuvre selon ses propres critères (en premier lieu la rentabilité d'une activité) pourrait conduire à certaines pénuries alimentaires avec beaucoup de facilité...

    Valorisation des sous-produits

    L'une des ressources en biomasse est constituée des sous-produits animaux et végétaux de l'agriculture, dont il est possible de tirer à la fois des ressources énergétiques et différents produits dont des engrais, qui pourront être "biologiques" et donc exempts de molécules de synthèse, selon les traitements qu'on leur aura fait subir.

    Cette biomasse se présente donc sous des facettes diverses justifiant des approches adaptées à chaque cas et représente une véritable richesse... qui n'a rien d'infini !

     

  • Cycles ouverts ou fermés, échelle de temps

    C'est un cycle ouvert entre la lithosphère et la biosphère, à l'échelle de quelques millénaires au minimum, et l'on sait que le carbone extrait du sous sol y retournera un jours, mais ce sera dans très, très longtemps et avec une grande lenteur.

    Ce cycle se refermera donc en quelques centaines de milliers d'années, le temps que ce carbone se transforme par exemple en roches (carbonates, donc calcaires) mais nous aurons eu le temps de réchauffer notre planète à un niveau dramatique.

    Ainsi nous extrayons de la lithosphère un carbone qui s'y était accumulé au fil des millénaires pour l'injecter dans l'atmosphère, et son taux devient anormalement élevé.

    Nous agissons ainsi sur un cycle du carbone qui est très long, tandis que l'utilisation de plantes (pailles, dréches, bois...) s'inscrit dans un cyle court qui ne provoque aucun enrichissement de l'atmosphère en carbone si l'on considère le cycle du carbone pour chaque espèce à l'échelle de la durée moyenne de vie d'un spécimen de cette espèce.

    Pour de la paille de blé (plante annuelle) en brûlant aujourd'hui une paille poussée à la saison dernière nous enrichirons effectivement l'atmosphère en carbone, mais si nous plantons simultanément suffisamment de blé pour obtenir la quantité de paille que nous avons brûlée le carbone que nous avons injecté dans l'atmosphère se retrouvera dans cette nouvelle paille (une quantité de carbone équivalente, même si ce ne sont pas les mêmes atômes que, d'ailleurs, nous serions bien en peine d'identifier !)

    Le cycle sera donc d'un an ou moins selon les plantes et le nombre de récoltes annuelles possibles, de 3 à 5 ans pour le bois cultivé en Ttcr (taillis à très courte rotation) et plus pour d'autres modes de culture.

    Au cours d'un tel cycle nous aurons donc utilisé un carbone qui procure l'énergie que l'on souhaite sans affecter l'équilibre de l'atmosphère car ce sera un cycle qui ne se déroulera qu'au sein de la biosphère et qui se bouclera rapidement.