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durable-et-responsable - Page 3

  • Masdar, futur bijou vert d’Abou Dhabi

    La première ville à émissions zéro ne sera pas en Suède, mais dans les sables du désert d’Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis. Masdar, “la source” en arabe, ressemblera, en version futuriste, aux villes ceintes traditionnelles, avec des rues étroites qui permettront, malgré la chaleur écrasante, de se déplacer à pied sur les six kilomètres carrés de la cité. Elle devrait accueillir 50 000 habitants. Aucune voiture n’y sera admise.

    Des tramways automatiques, ascenseurs horizontaux, mèneront leurs usagers, sur demande, à l’arrêt de leur choix.

    Un système de tramways automatiques, sortes d’ascenseurs horizontaux, accessibles dans toute la ville tous les 200 mètres, servira de transport public. Masdar sera couverte de panneaux photovoltaïques et dépourvue des gratte-ciels en vogue dans la région.

    masdar.JPG

    Un bijou écologique clinquant, dans un pays où la manne pétrolière - Abou Dhabi déclare avoir encore 150 ans de sursis - incite peu aux investissements écologiques. Mais le climat change, c’est le cas de le dire, si l’on en juge par le programme éponyme ambitieux, lancé par le gouvernement d’Abou Dhabi en 2006 et auquel il devrait consacrer 15 milliards de dollars.

    Il prévoie notamment la construction d’une université pour des études sur les énergies d’avenir en collaboration avec le Massachusetts Institute of Technology et d’une centrale solaire. De 100, puis 500 mégawatts, elle permettra de diversifier les ressources en énergies d’un Etat très gourmant en électricité, pour la climatisation et la désalinisation.

    Autre projet dans les malles, le nucléaire. Un accord de coopération avec la France conclu en janvier devrait aussi permettre la vente de deux réacteurs de troisième génération par le trio Areva, Suez et Total, réunis pour la première fois sur un contrat. Abou Dhabi investit dans d’autres sources d’énergie, mais pas seulement renouvelables.

    A suivre, l’interview d’un cabinet d’architectes français spécialisés dans le développement durable, sur l’intérêt écologique de ces projets grandioses.

  • comment séparer le tourisme réellement responsable de l’ivraie marketing ?

    tourisme.JPGDes grilles de critères sérieuses existent pour évaluer le degré de responsabilité de l’offre touristique mais celles-ci ont du mal à s’imposer à l’échelle internationale. C’est le cas en France de l’effort de labellisation entrepris par l’Union Nationale des Associations de Tourisme et par l’association Agir pour un Tourisme Responsable.

    A côté, de nombreux labels autoproclamés sèment la confusion, d’autant plus que les contrôles sont plus coûteux et difficiles à mettre en place que sur des produits standardisés.

    Le tourisme responsable est donc sur le papier un formidable outil de développement qui surfe sur l’engouement pour les voyages et répond aux besoins d’une clientèle de plus en plus sensible à son impact sur la préservation de l’environnement ainsi que sur le développement des territoires visités.

    Seulement, à l’instar du microcrédit (voir précédent article: http://scd2013.com/documents/Lemicrocrédit.pdf), cette offre touristique alternative présente de sérieuses failles faute de structure clairement établie et d’une réglementation digne de ce nom: terminologie pléthorique et difficilement compréhensible, logique purement commerciale de certains acteurs peu scrupuleux… Le secteur a définitivement besoin de visibilité.

  • Les algues alimentaires

    La cuisine des algues

    Sélectionnée, conditionnée, l'algue se cuisine désormais comme un champignon ou une herbe aromatique. Sachez la cuisiner avec une bonne  huile des producteurs du 66 disponible en drive fermier du 66 ...


    algues.JPGEn France, onze algues ont été autorisées à la consommation.
    Contrôlées à l'instar des coquillages, elles sont vendues sur les marchés.
    Au Japon leur usage millénaire a souvent donné des préparations regroupant plusieurs espèces : sous la dénomination de nori vous les retrouverez autour de vos sushis préférés où elles servent à la fois d'aromate, d'enveloppement culinaire et d'apport diététique. Là-bas, l'algue est absorbée, en petites quantités, quotidiennement par la population entière sous des formes variées. Certaines populations du Japon, en particulier les plongeuses de perles, qui se nourrissent exclusivement de riz et d'algues, atteignent une remarquable longévité puisqu'il existe des plongeuses octogénaires.
    En France, depuis l'introduction des algues, les chefs inventifs la prônent dans les mêmes emplois que les herbes fines ou les champignons.


    Chaque algue a une saveur bien particulière, variant de l'oseille à la laitue en passant par le cèpe séché. Convenablement préparées, leur goût est agréable.
    Une algue alimentaire peut être dégustée à peine cuite, croquante ou cuite très longuement, presque évanouie dans le plat. Ajoutée aux féculents, elle réduit leur temps de cuisson et en améliore nettement le goût (par sa richesse en glutamates) et la texture. Une algue, plongée brièvement dans la friture, devient délicieusement friable sous la dent ; dessalée, elle peut être candi et même être à l'origine de délicates confitures.


    Les paillettes serviront à ajouter aux sauces, riz, haricots verts, pains ; les algues entières envelopperont un poisson ou s'ajouteront à une soupe. Il n'est pas difficile de réduire une algue entière en paillettes ou en filaments en la ciselant ; vous pourrez ainsi l'ajouter à vos préparations. Leur goût est doux, aromatique, légèrement iodé.


    Préparez un poisson écaillé en l'enveloppant d'une feuille d'algue fine (laitue de mer ou porphyre) et faites-le cuire ainsi au four ou à la vapeur. L'algue sera mangée avec le poisson.
    La meilleure façon de goûter les algues est de les préparer en omelette : comptez une cuillerée à soupe rase d'algues en paillettes, type "épices de la mer" pour deux oeufs, salez, poivrez, ajoutez la demi-coquille d'eau traditionnelle. Battez. Laissez les éléments s'interpénétrer environ 5 minutes. Faites votre omelette selon votre habitude.


    Nos chefs ont déjà su en faire des merveilles !

     

  • Le Tourisme Responsable - suite

    Cette urbanisation, souvent mal contrôlée, renchérit sur le prix du foncier et « chasse » les populations locales vers les bords de la ville où les tarifs sont plus abordables. Elle est aussi à l’origine d’un accroissement des inégalités au profit des territoires dignes d’intérêts touristiques et au détriment des autres.

    Par ailleurs, le tourisme de masse est créateur d’emplois souvent saisonniers, peu qualifiés et sous-payés. Surtout, l’attractivité du secteur touristique pour les travailleurs entraîne l’abandon de certaines activités traditionnelles moins rémunératrices mais qui appartiennent au patrimoine culturel de la région.

    Le tourisme de masse peut aussi générer d’autres effets pervers comme le travail des enfants dont la main d’œuvre bon marché est appréciée, sans parler de l’augmentation de la prostitution (tourisme sexuel).

    Enfin, le tourisme de masse est accusé de générer des ressources financières accaparées par les opérateurs touristiques et les intermédiaires souvent occidentaux. Ainsi, les populations locales ne profitent que très insuffisamment des revenus du tourisme alors même qu’elles sont victimes de nombreux sacrifices : augmentation du prix de l’eau et du foncier, dégradation de l’environnement naturel et culturel… Et quand bien même une part des bénéfices est reversée aux régions d’accueil, ces ressources sont souvent captées par une petite minorité corrompue.

    L’émergence d’alternatives pas toujours très lisibles pour Mr Tout le Monde

    Devant les excès et les dérives du tourisme fordiste (produits touristiques standardisés et volumes importants), beaucoup d’initiatives ont été lancées depuis le début des années 2000. Jean Marc Mignon, délégué général de l’Union Nationale des Associations de Tourisme (UNAT), définit cette offre alternative comme une autre forme de tourisme dont « les retombées économiques profitent aux locaux plutôt qu’aux intermédiaires ».

    Concrètement, la dernière décennie a vu fleurir une terminologie abondante dont les concepts qui se chevauchent brouillent les cartes : tourisme durable, équitable, solidaire, responsable, éthique, participatif, écotourisme, j’en passe et des meilleurs… Impossible pour le consommateur lambda de s’y retrouver dans cette nébuleuse de bonnes intentions.

  • 4 façons d'utiliser le sac plastique

    sac.JPG1. Pour jardiner sans achever son pantalon, on noue un sac-poubelle autour de chacun de ses genoux et on se met à quatre pattes sans souci pour planter ses tomates.

    2. Par temps pluvieux, on en garde un dans son sac à main pour y ranger son parapluie détrempé quand on entre dans un magasin ou dans le bus.

    3. On y emballe le bout de son pinceau quand on est en train de vernir les meubles de jardin ou de repeindre un mur et qu’il faut aller chercher Fille cadette à l’école. Il restera humide plusieurs heures et on pourra reprendre son œuvre pile là où on l’avait laissée.

    4. Comme gant à usage unique, on y glisse la main, on ramasse les crottes de Médor ou tout autre truc douteux et, hop, on retourne le sac et le tour est joué, il n’y a plus qu’à jeter le tout!

  • Le Tourisme Responsable : définition, réussites et échecs d’un outil de développement

    Le tourisme est devenu un produit de consommation de masse standardisé, le voyageur profite du même confort que chez lui, en mieux et le soleil en plus.

    Depuis les années 1980, le tourisme n’a cessé de s’intensifier. Avec 1 milliard de voyageurs tous les ans, 10% du PIB et 8% de l’emploi mondial, il représente aujourd’hui la première industrie du globe, devant le pétrole et l’automobile. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) prévoit une croissance de 4% du marché chaque année au cours de la prochaine décennie. En 2020, 1,6 milliards de touristes voyageront à travers le monde.

    Le tourisme de masse n’est pas sans impact sur les régions visitées

    M. Bernard est loin d’être un cas isolé. Son impact n’est pas négligeable quand il est multiplié par un grand nombre de voyageurs.

    D’un point de vue environnemental, en effet…

    Le tourisme de masse entraîne une consommation excessive des ressources naturelles, à commencer par l’eau douce, dans des régions parfois déjà en stress hydrique avant l’arrivée massive de touristes. L’eau prélevée pour alimenter les piscines ou pour arroser les golfs n’est pas utilisée pour l’irrigation des cultures ou pour la consommation quotidienne de la population locale, qui voit le prix de l’or bleu fortement augmenter.

    De même, un nombre important de touristes génère une plus grande quantité de déchets et de pollution en tout genre dans des régions parfois dépourvues d’équipements spécialisés (d’autant plus dans les pays du Sud).

    Les milieux riches en biodiversité ou les sites exceptionnels du patrimoine, qui attirent les touristes, sont aussi les plus fragiles. La surfréquentation de ces sites participe à leur dégradation. La grande barrière de corail est par exemple sur le point de disparaître et le Machu Picchu fait l’objet de rénovations permanentes pour retarder son délabrement.

    D’un point de vue social également…

    Le tourisme de masse, et ses besoins en routes, hôtels et infrastructures de tout type, sont souvent à l’origine d’une urbanisation galopante favorisant l’exode rural. Cela entraîne l’abandon de certaines régions du pays, moins attractives touristiquement et dénuées d’atout, mais qui demeurent inexploitées.