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durable-et-responsable - Page 2

  • Le label écologique européen pour le linge de lit et les t-shirts

     

    Le label écologique européen est décerné aux produits de consommation qui répondent aux critères écologiques fixés pour leur catégorie par la Commission Européenne. Il vise à promouvoir les produits plus respectueux de l'environnement et à mieux informer les consommateurs.

    • Le système européen d'attribution, mis en place depuis 1992, s'organise à 2 échelons: au niveau de la Commission européenne, les décisions portent sur les catégories de produits et la fixation de critères.

    • Au niveau national, chaque organisme compétent est chargé d'examiner les demandes de labellisation des producteurs en évaluant la conformité de leurs produits aux critères.
      Voir fiche n°6: "Le label écologique européen".

    Le produit "écolabellisé" se reconnaît à son logo: une petite fleur bleue et verte dont les douze pétales sont des étoiles. En 1996, des critères ont été définis pour attribuer un label écologique à deux produits textiles: T-shirts et linge de lit (décision 1999/178/CE modifiée par la décision 2001/831/CE).

    CATEGORIE DE PRODUITS

    Ce label concerne:

    • les draps, les taies d'oreiller, les tours de lit et les housses de couettes lavables;

    • les T-shirts, composés de coton pur ou d'un mélange de coton et de polyester.

    Les T-shirts peuvent être brodés ou imprimés (à l'exception des impressions par plastisol). Le linge de lit peut comporter des sytèmes de fermeture. Pour obtenir l'écolabel, les produits doivent répondre aux critères définis ci-dessous.

     

  • Agrocarburants, biocarburants...

    Carburants produits par l'agriculture ou carburants d'origine biologique ?

    Mais pétrole, gaz, lignites, bitumes... toutes nos ressources énergétiques fossiles sont d'origine biologique : il serait probablement préférable d'utiliser le terme "agrocarburants" pour désigner ces carburants que nous fournira l'agriculture.

    Des carburants qui ne couvriront jamais l'ensemble de nos besoins, si toutefois ces besoins demeurent au niveau très élevé que nous connaissons, car la surface cultivable en espèces dédiées à ce type de production sont aussi limitées qu'inextensibles à l'infini.

    Et l'on distingue mal ce qui pourrait poser des limites à nos "besoins" : nous sommes capables d'en créer chaque jour de nouveaux, et se posera un jour une question capitale, qui sera de définir ce qu'est réellement un "besoin".

    biocarburant.JPGOn pourrait amorcer cette définition en avançant qu'un "besoin" serait ce qui conditionnerait notre survie, le reste pouvant être rangé dans la case "superflu".

    Mais cela se complique si l'on considère que toute personne qui obtient une rémunération en fabriquant un produit d'une utilité nulle ou marginale (du point de vue du nécessaire vital) mais qui a trouvé son marché, et donc se vend et procure des revenus, trouve dans cette fabrication une solution pour assurer ses propres besoins vitaux.

    Ainsi même si le produit n'a aucune utilité vitale pour le client, il en a une incontestable pour celui qui le fabrique, à moins que ce dernier puisse accéder à une source correcte, équivalente, de revenu sans fabriquer cet élément de superflu.

    En conséquence si nous voulons réellement diminuer les impacts de nos sociétés sur la planète (surexploitation, modifications du climat, pollutions...) il nous faudra recadrer quelques notions, quelques concepts, et modifier bien des modes de fonctionnements de nos sociétés, ce qui peut donner lieu à des réflexions ardues...

     

  • Biomasse partout, pour tous ?

    Ce principe d'utiliser une énergie d'origine agricole qui n'endommagerait pas l'atmosphère et la planète est séduisant : on rèverait de pouvoir le généraliser à l'ensemble de nos besoins en énergie.

    Mais tous les calculs le montrent : il faudrait que nous soyons vraiment plus qu'économes et que nous réduisions terriblement nos besoins pour que l'agriculture parvienne à les couvrir intégralement.

    L'énergie tirée de la biomasse ne pourra donc être que l'un des volets de la substitution qui devra être faite entre énergies fossiles et énergies renouvelables, et nous devrons veiller à ce qu'une compétition ne s'instaure pas entre les cultures vivrières et les cultures à vocation énergétique : il faut en examiner l'hypothèse.

    Ainsi l'on peut imaginer qu'il deviendrait un jour beaucoup plus rentable de produire de l'énergie que certains aliments : le fonctionnement non contrôlé du marché à l'oeuvre selon ses propres critères (en premier lieu la rentabilité d'une activité) pourrait conduire à certaines pénuries alimentaires avec beaucoup de facilité...

    Valorisation des sous-produits

    L'une des ressources en biomasse est constituée des sous-produits animaux et végétaux de l'agriculture, dont il est possible de tirer à la fois des ressources énergétiques et différents produits dont des engrais, qui pourront être "biologiques" et donc exempts de molécules de synthèse, selon les traitements qu'on leur aura fait subir.

    Cette biomasse se présente donc sous des facettes diverses justifiant des approches adaptées à chaque cas et représente une véritable richesse... qui n'a rien d'infini !

     

  • Cycles ouverts ou fermés, échelle de temps

    C'est un cycle ouvert entre la lithosphère et la biosphère, à l'échelle de quelques millénaires au minimum, et l'on sait que le carbone extrait du sous sol y retournera un jours, mais ce sera dans très, très longtemps et avec une grande lenteur.

    Ce cycle se refermera donc en quelques centaines de milliers d'années, le temps que ce carbone se transforme par exemple en roches (carbonates, donc calcaires) mais nous aurons eu le temps de réchauffer notre planète à un niveau dramatique.

    Ainsi nous extrayons de la lithosphère un carbone qui s'y était accumulé au fil des millénaires pour l'injecter dans l'atmosphère, et son taux devient anormalement élevé.

    Nous agissons ainsi sur un cycle du carbone qui est très long, tandis que l'utilisation de plantes (pailles, dréches, bois...) s'inscrit dans un cyle court qui ne provoque aucun enrichissement de l'atmosphère en carbone si l'on considère le cycle du carbone pour chaque espèce à l'échelle de la durée moyenne de vie d'un spécimen de cette espèce.

    Pour de la paille de blé (plante annuelle) en brûlant aujourd'hui une paille poussée à la saison dernière nous enrichirons effectivement l'atmosphère en carbone, mais si nous plantons simultanément suffisamment de blé pour obtenir la quantité de paille que nous avons brûlée le carbone que nous avons injecté dans l'atmosphère se retrouvera dans cette nouvelle paille (une quantité de carbone équivalente, même si ce ne sont pas les mêmes atômes que, d'ailleurs, nous serions bien en peine d'identifier !)

    Le cycle sera donc d'un an ou moins selon les plantes et le nombre de récoltes annuelles possibles, de 3 à 5 ans pour le bois cultivé en Ttcr (taillis à très courte rotation) et plus pour d'autres modes de culture.

    Au cours d'un tel cycle nous aurons donc utilisé un carbone qui procure l'énergie que l'on souhaite sans affecter l'équilibre de l'atmosphère car ce sera un cycle qui ne se déroulera qu'au sein de la biosphère et qui se bouclera rapidement.

     

  • Energies tirées de la biomasse

    Considérer que l'agriculture peut fournir de l'énergie n'est pas nouveau et depuis longtemps nos ancêtres ont utilisé sous des formes très variées des énergies provenant de leurs activités agricoles.

    Le bois est encore une ressource essentielle pour le chauffage et l'alimentation pour 2 à 3 milliards d'humains.

    Et il l'a été probablement bien avant que soit inventé le terme de "biomasse" mais parler de biomasse aujourd'hui c'est envisager une richesse de modes d'utilisation des ressources renouvelables issues de l'agriculture qui n'a rien de comparable avec les possibilités d'hier.

    Des procédés anciens ont été améliorés, des procédés nouveaux ont vu le jour et il semble s'inventer à un rythme soutenu des méthodes et solutions nouvelles.

    A l'heure où il devient plus qu'urgent de limiter vigoureusement nos émissions de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles il est tentant de penser que l'agriculture pourrait suppléer au pétrole, au charbon, au gaz, aux schistes bitumineux et lignites dont l'utilisation, sans exception, provoque la combinaison du carbone qu'ils contiennent à l'oxygène de l'atmosphère.

    Cette combinaison est ce fameux gaz carbonique, ou CO2, qui augmente l'effet de serre qui réchauffe la planète.