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durable-et-responsable - Page 8

  • Retour à la terre

    Nos rites funéraires ont un coût environnemental. Environ 100 000 stères de bois servent à fabriquer des cercueils chaque année en France. Les normes sont strictes, le bois doit être naturel, mais vernis et ornements, eux, ne le sont pas. L’incinération, choisie par 30% des Français, n’est pas idéale non plus, qui consume corps et cercueil à 1000 degrés pendant une heure et demie.

    On peut pourtant, si l’on veut, retourner à la poussière, cercueil compris, sans polluer. Il existe des cercueils renouvelables, sans solvants, avec de la colle biodégradable. L’intérieur est garni de capitons en textile végétal. Ces cercueils, labellisés “choix environnemental”, coûtent à peine plus chers que leur version traditionnelle.
    En Belgique, une entreprise s’est spécialisée dans la mort verte et invente des cercueils au design ergonomique, en matières totalement végétales. `

    Sur la toile, un blog nord-américain, Forest of Memories, s’est consacré totalement à la promotion de rites funéraires écologiques, qui, par là, retrouvent sens. On y apprend notamment les pratiques novatrices en Grande-Bretagne, où existent près de 200 éco-cimetières, au Canada, où la Natural Burial Cooperative oeuvre à la création d’un cimetière où les gens seraient enterrés sans embaumage, dans une forêt d’arbres qui chacun symboliserait un mort. La philosophie qui guide l’enterrement bio est assez biblique, celle d’un retour sans traces à la terre. En Suède, une biologiste a ainsi inventé un système de refroidissement qui transforme le corps en compost. Plongé dans l’azote liquide pour le rendre friable, il est ensuite réduit en poudre grâce des vibrations et mis en terre dans une urne biodégradable.

    Enfin, voici la création de deux designers italiens, Anna Citelli et Raoul Bretzel, vue à l’exposition Droog Design. Un cercueil en amidon, futuriste, Capsula mundi, dans lequel le corps se replie en position foetale. Au sommet, on plante un arbre. Oeuf, foetus, germination, la mort s’enveloppe des symboles d’une renaissance.

     

  • Vélo électrique : les subventions dans votre ville

    Le vélo à assistance électrique se démocratise en France, d’autant plus que plusieurs villes proposent à leurs habitants des subventions pour l’achat d’un vélo électrique. Petit tour d’horizon des villes concernées et des démarches à effectuer.

    De nombreuses autres villes éligibles à cette subvention fonctionnent de la même façon. Citons Lyon, Tours, Rouen, Nantes, Toulouse, Nice… Rendez-vous sur le site des vélos électriques fat bike pour savoir si votre ville est concernée.

    La subvention allouée à l’achat d’un vélo électrique varie selon la ville. Pour le moment, la subvention la plus intéressante se trouve à Paris, qui propose un remboursement plafonné à 400€ de 25% du prix du vélo. Tous les particuliers parisiens ont le droit à un vélo/personne, les commerçants, artisans et autres professionnels peuvent aussi faire une demande dans la limite de 10 vélos électriques/établissement.

    Pour bénéficier de cette offre, il vous faut télécharger et remplir une demande de subvention (en double exemplaire), une attestation sur l’honneur et une convention pour les particuliers. Le dossier complet, avec pièces justificatives (preuve d’achat, justificatif de domicile) doit être envoyé à votre Mairie. Toutes les infos sont disponibles sur le site de la Mairie de Paris. Vous aurez donc un peu de paperasse à remplir, mais le jeu en vaut la chandelle puisque vous pouvez vous faire rembourser jusqu’à 400€ sur l’achat de votre vélo électrique.

    Pourquoi acheter un vélo électrique ?

    Pour les grandes villes, en particulier Paris, ce nouveau mode de transport facile et rapide paraît tout indiqué. Il permet d’effectuer son trajet aller/retour au travail ou de faire ses courses plus rapidement q’un vélo traditionnel, tout en vous obligeant à pédaler tranquillement en plein air. Ecolo-friendly, le vélo électrique ne rejette pas de gaz à effet de serre et ne nécessite aucune mesure particulière comme un contrôle technique ou une immatriculation. Recommandé, il bénéficie en plus en ce moment d’un coût réduit grâce aux subventions des mairies, alors profitez-en !

  • Consommation responsable : 23% de Français y sont hostiles...

    La dernière étude Ethicity 2015, réalisée par greenflex est intitulée : le temps des engagements réciproques.

    Elle révèle une fracture sociale et hommes/femmes entre ceux qui sont hostiles à un mode de consommation responsable (et qui, au passage, abandonnent aussi les écogestes) et ceux qui poursuivent et renforcent leur engagement environnemental à travers la consommation. La catégorie qui augmente le plus est celle des "rétractés" ainsi dénommée car ils entrent dans une phase de repli. Elle passe de 15% en 2014 à 23,7% en 2015. Ces « rétractés » en ont « marre de faire des efforts sans en voir les bénéfices », sauf s’il ont la possibilité de réaliser un gain financier. Ce sont à 64% des hommes, touchés par le chômage (16%), revenus modestes. Ils n'attachent plus d'importance à la consommation responsable (comme à la consommation tout court d'ailleurs ?), y compris sur les questions de santé.

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    A l'autre extrémité du prisme, la catégorie qui augmente également est celle des « share activistes » qui passent de 8,2% en 2014 à 12,4% en 2015. Les share activites sont engagés dans un mode de vie alternatif, privilégiant la qualité ; ils sont attentifs à la traçabilité des produits (72% vérifient l'origine des produits). Exigeants, ils peuvent boycotter une marque qui transgresse leurs valeurs (24% pratiquent le boycott).

    Il faut noter aussi que parmi cette catégorie favorable à la consommation responsable, la part des femmes impliquées est en hausse significative. Elles représentent jusqu'à 80% de cette catégorie, et 60% des autres catégories éco friendly (modernes humanistes, slow fast, green twees. Elles sont souvent encore aux manettes des foyers, et sont prêtes à payer davantage pour des produits plus respectueux de l'environnement et plus qualitatifs, moins promptes à consommer mais favorables à des produits à un prix juste.

    Concernant le climat, et dans la perspective de la COP21, les Français ont été interrogés sur la questions suivante : Comment améliorer la mobilité ? Pour 29% des sondés, le Covoiturage est une bonne solution, solution, suivi par les voitures en libre service (16%), les taxis partagés. Le stationnement gratuit près des gares et des aéroports remporte 50% des suffrages.

    On peut se rassurer en se disant que la consommation n'est pas la seule voie d'engagement pour tous ceux qui s'intéressent aux questions d'environnement, et qu'il existe des nouvelles formes d'engagement écologique, par exemple en se ré-appropriant les moyens de production énergétique ou en participant à des actions de crowdfunding... Nous reviendrons prochainement sur cette question de l'opinion sur l'environnement avec d'autres sondages notamment de l'Ademe.

  • 5 bonnes raisons de manger biologique

    1. Pour une agriculture respectueuse des cours d'eau

    Les pratiques agricoles biologiques protègent et conservent l'eau. Elles éliminent, entre autres l'utilisation des produits chimiques de synthèse qui polluent les cours d'eau et les nappes phréatiques.

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    2. La nourriture biologique protège la santé des enfants

    Les enfants sont particulièrement vulnérables aux pesticides. Étant donné que leur métabolisme est plus rapide, ils sont plus susceptibles de développer des symptômes de toxicité aux pesticides. Les résultats d'une étude de chercheurs de l’Université de Washington, publiée en 2002, démontrent que les enfants dont l’alimentation est à 75% biologique sont de façon significative moins exposés aux pesticides que ceux dont l’alimentation est essentiellement conventionnelle.

    3. Création de milieux riches et diversifiés

    Grâce à ses cultures diversifiées, ses techniques de rotation et de cultures associés, l’agriculture biologique crée des milieux riches et diversifiés, accueillants pour la faune indigène; les mammifères, les insectes utiles, les papillons, les oiseaux, etc.

    4. Des terres saines et riches en minéraux

    L’agriculture biologique produits de la terre arable, c’est-à-dire des terres saines et riches en minéraux. L'utilisation intensive de produits chimiques et la monoculture sont des pratiques qui causent l'érosion et l'appauvrissent des sols en détruisant les micro-organismes. Les pratiques de l'agriculture biologique sont basées sur la diversité des cultures et les procédés naturels de fertilisation comme l'usage des composts pour bâtir et maintenir la fertilité du sol.

    5. L’agriculture biologique est moins énergivore

    Les fermes biologiques sont souvent de plus petites dimensions et moins mécanisées, donc moins énergivore.

    6. L'agriculture biologique peut contribuer à la sauvegarde des communautés rurales

    Partout au Québec, le nombre de fermes agricoles a grandement été réduit par l'avènement de l'agriculture industrielle. Étant donné que la majorité des fermes biologiques sont indépendantes et de petite taille, l'agriculture biologique représente une des stratégies possibles et viables pour la survivance des communautés dans les campagnes.

  • Livre : Chauffage, isolation et ventilation écologiques

    Certes son prix n’est pas très élevé, mais avec un titre aussi attrayant, on attendait un peu plus de cet ouvrage.

    livre.jpgLa densité des sujets traités fait que l’ensemble de l’ouvrage ne présente qu’un résumé de l’état des connaissances sur les thèmes abordés. Si les novices y découvriront de nouvelles technologies, de nouveaux matériaux, ceux qui s’intéressent de près à ces sujets en vue de concrétiser leur projet de construction ou de rénovation resteront certainement un peu sur leur faim.

    L’ouvrage a tout de même l’avantage de rassembler trois thèmes souvent dissociés, alors qu’ils méritent d’être traités conjointement car ils sont interdépendants

    • Paul de Haut

    • Éditions Eyrolles -   01 44 41 11 11

    • Paru le 21/06/2007

  • Les produits d'entretien et l'environnement

    LES PRODUITS DE CONSOMMATION ET L'ENVIRONNEMENT

    Les produits que nous consommons chaque jour, si anodins qu'ils paraissent, peuvent être à l'origine de dégradations plus ou moins importantes de l'environnement.

    En effet, l'obtention de matières premières, la fabrication des produits, leur transport, leur utilisation puis leur rejet entraînent des impacts qui se traduisent par des pollutions, l'épuisement de ressources naturelles non renouvelables, la détérioration des paysages,...

    Les sociétés de consommation se sont développées en postulant l'existence d'une nature inépuisable dont le pouvoir d'auto-épuration est quasiment sans limite.

    Aujourd'hui, un large consensus scientifique et même politique, reconnaît que nos modes de production et de consommation posent de graves problèmes environnementaux et de santé humaine, auxquels il faudra trouver des solutions dans un avenir proche.

    Quelques exemples:

    • La couche d'ozone stratosphérique protège la vie terrestre des effets des rayons nocifs du soleil. Or, elle est partiellement détruite par des composés chimiques chlorés ou bromés, les chlorofluorocarbones et les halons, provenant des activités humaines. Ces composés sont utilisés dans les réfrigérateurs, les systèmes de climatisation, les mousses plastiques, les extincteurs d'incendie,...

    • L'atmosphère de la terre se réchauffe sous l'influence de gaz "à effet de serre". Les effets écologiques attendus seront sans précédent: bouleversement des climats, augmentation du niveau des mers, disparition d'espèces végétales et animales, modification de la répartition des terres cultivables,...

    • Les gaz à effet de serre sont émis principalement par les secteurs industriel et agricole. Le recours à des combustibles fossiles (production d'énergie, transport et industries) y contribue largement.

    • Les déchets posent problème partout dans le monde mais plus encore dans les sociétés "développées": quantités sans cesse croissantes, diversité et toxicité des matières qui les composent.

    Leur traitement coûte très cher; il est par ailleurs la source de pollutions importantes et entraîne un formidable gaspillage de précieuses matières premières.